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samedi 21 novembre 2009

Singapour, la suite


Mieux vaut tard que jamais...
Après ce repas, nous nous décidons à rejoindre Singapour. Mais il nous faut d ‘abord trouver un taxi susceptible de nous ramener à bon port. Et c’est bien sur à ce moment qu’une pluie fine et désagréable se décide à tomber. Car si la saison des pluies est terminée en Thaïlande, ce n’est pas le cas ici. Après une attente que j’ai trouvée assez longue, nous voici en route.

Nous profiterons de la soirée pour découvrir un ancien couvent reconvertit en zone de loisir, avec de nombreux restaurants et pubs. Des groupes malais viennent agrémenter la soirée, le répertoire est varié, de Queen à Green Day, en passant par Franz Ferdinand ou les Guns and Roses. Rien de vraiment désagréable, tout du moins à mon goût.

Je me décide a regagner l’appartement de John, et je crois que c’est à ce moment que j’ai vraiment adoré Singapour. Parce que Singapour a une taille humaine. Parce que Singapour est une ville très propre. Parce que les Singapouriens n’essayent pas de pigeonner tout le monde. Et parce que le chauffeur de taxi connaissait parfaitement l'adresse que je lui ai donné. Ce qui a du m’arriver une dizaine de fois en tout et pour tout en Thaïlande.

Ma journée du dimanche sera consacrée à un rendez-vous avec un chercheur de la région lyonnaise, spécialiste des questions de piraterie et supporter des vers. Puis le soir, un ami que John m'a presenté m’emmènera visiter le front de mer, afin de voir les quartiers de Clarke, le fameux Merlion et le front de mer. Je reste encore sous le charme de la Cité-Etat.

Après un diner composé de satay (brochettes de poulet et bœuf avec une sauce à la cacahuète relevée, tout simplement merveilleux), Chris, l’ami que m’a présenté John, me propose de voir quelque chose de formidable : Little India un dimanche soir
Que dire… Je n’avais jamais vu autant d’Indiens de ma vie. Je ne pense pas trahir mes souvenirs si j’estime en avoir croisé plus de 2000 en l’espace d’une demi heure. Le look reste inchangé : pantalon pattes d’eph’, brushing ou coupe mulet et bien entendu, la moustache. Les Indiens sont un peu la classe prolo de Singapour. Très sincèrement, je pense qu’ils sont dans un monde parallèle. Le dimanche soir d’un Indien consiste a s’assoir au milieu de la rue avec ses copains et a picoler, ou a se grouper et a rester pendant des heures devant la porte d'entrée des lupanar, juste pour les regarder. A leurs côtés, des chinois hargneux tentent de leur vendre des faux viagra et des remèdes a base de larves.

En tout cas j’ai vraiment été impressionné par cette visite, nous ne sommes plus à Singapour, mais en Inde. Les interdictions, l’aspect propre et ordonné de Singapour disparait l’espace d’une ballade. C’est une des fameuses soupapes, qui permet sans nul doute de conserver un ordre établi. Et le lendemain j'aurais la confirmation de l'existence de ces soupapes. Après deux rendez-vous important, l'un d'eux dans l'une des plus importante structure de recherche sur les questions de sécurité (RSIS), me voici dans les bouchons pour rejoindre John. le chauffeur de taxi, me voyant noircir mon bloc-notes, commence a engager la conversation. Rapidement, nous en venons à discuter du pouvoir politique singapourien. Mon interlocuteur m'induit en erreur, erreur, et j'ai pris une leçon de politique que je n'oublierais pas de sitôt. Le chauffeur de taxi commence son discours par un "vous avez vu nous autres les Singapouriens? nous sommes des robots. le gouvernement nous dit de tourner à gauche, nous le faisons". Je lui réponds que je trouve ce système contraignant et pas forcément très démocratique. Pourtant, mon chauffeur de taxi ne se laisse pas démonter:
"contraignant? Oui ça l'est. mais regardez autour de vous. vous voyez de la misère? Vous voyez de la saleté? vous voyez des gens dans le besoin?"
Et non, je n'ai rien vu de tout cela à Singapour.
Mon interlocuteur poursuit:
" Tout ça n'existe quasiment pas à Singapour, parce que si notre gouvernement est corrompu comme tous les gouvernements dans le monde, tout l'argent public qu'il dépense, on peut le voir dans la vie de tous les jours. Les HLM ici regroupe les 4 ethnies de l'île. Les gens fortunés doivent faire des dons importants pour le bien public".

je lui réponds alors que c'est une bonne chose, mais que nous sommes loin des idéaux démocratique. Il argue alors que son idéal c'est de bien vivre, de voir ses enfants aller a l'Université et de subvenir aux besoins de sa famille dans un cadre de vie assez pacifique. ET tout ça grâce à son gouvernement.


Nous en venons à discuter de la concurrence des pays riverains et là encore mon chauffeur de taxi me surprends. Pour lui, rien ne touchera Singapour tant que le gouvernement agira de la sorte. il faut dire que Singapour ne possède aucune ressources. même l'eau minérale est importée de Malaisie. Tout repose sur la Knowledge Economy, l'économie du savoir, de la connaissance. Et il est certain que cela marche.


Après cet interlude et un léger repas dans le quartier malais (un bon nasi goreng, ou riz frit), il est temps pour moi de regagner l'aéroport. Comme à l'accoutumée, mon vol aura bien sur du retard, mais bon, je commence à m'y habituer. J'arrive enfin à mon appartement vers 1h30 du matin, et le lendemain il faut retourner bosser.

En tout cas, ce weekend fut particulièrement enrichissant. Et je pense que je retournerais à Singapour, peut-être plus vite que dans mes prévisions...

mardi 17 novembre 2009

Singapour et Malaisie: J1



Me voila parti très tôt de Bangkok afin de rejoindre Singapour et mon ami John. Après un vol sans histoire, l’airbus d’Air Asia débouche sur Singapour. Quelle surprise ! Des milliers de navires, du pétrolier au porte container, tous illuminés embouteillent le détroit de Malacca. Avec face à eux, les buildings de la Cité-Etat. Il n’y a rien à dire, l’approche de Singapour de nuit est tout simplement magnifique. A mon arrivée à l’aéroport, j’ai la bonne surprise de voir John. Nous décidons d’aller diner dans un petit restaurant de Little India, à proximité de son domicile. Beaucoup de personnes m’avaient présenté Singapour comme le paradis de la nourriture et je ne peux que confirmer. Pour mieux comprendre, il faut rappeler quelques lois et interdictions de Singapour :
- Les chewing gum sont interdits
- Tout megot jeté par terre est sanctionné par une amende de 1000 dollars singapouriens (500€)
- Une amende identique est attribuée aux personnes qui crachent par terre
Bref, tout est propre, et il n’y a que quelques mégots par terre dans certains quartiers. Mais les policiers en civils veillent.

Parenthèse, la loi sur l'interdiction du chewing gum est bien respectée car on ne trouve pas de chewing gum à Singapour. Et ne vous amusez pas a en ramener dans une valise. A ce propos, j'ouvre une nouvelle parenthèse, il faut savoir qu'un accord de libre échange entre les Etats-Unis et Singapour a fait parlé de lui, suite a une sombre affaire de chewing gum. Lorsque l'accord a été signé, des lobbyistes américains l'ont remis en cause, arguant que l'exportation de chewing gum vers Singapour était interdite. Une campagne de dénigrement massif de la presse occidentale a touché alors la Cité-Etat. Le président singapourien aurait alors demandé un droit de réponse aux journaux, en leur expliquant qu'a Singapour, on pouvait macher beaucoup d'autres choses, mais qu'un pays à peine plus grand que la ville de Paris ne pouvait que craindre de voir ses rues sales.


Il est alors temps pour nous, après un succulent repas indien, de rejoindre le condo de John. Je mettrais des photos en ligne, mais il n’y à pas grand-chose à dire. Son appartement est superbe, les services fournis sont tout bonnement exhaustifs (piscine, barbecue, salle de fitness, billards, bowling, etc). Bien entendu, comme partout à Singapour, tout est sécurisé et surveillé à outrance. Je reviendrais plus spécifiquement sur cette psychose sécuritaire.

Notre première soirée consistera en une découverte rapide d’un bar puis, nous décidons de rentrer sans pour autant avoir un programme bien précis de la journée de samedi.

Celle-ci commencera par une matinée farniente à la piscine. Toutefois, le temps maussade nous pousse à envisager différentes solutions. Et c’est ainsi que sur un coup de tête, nous nous sommes retrouvés en Malaisie, quittant Singapour l’espace d’une journée. Nous avons suivi les cohortes de Singapouriens qui viennent faire des achats à Johor Bahur. Très sincèrement, cette ville est vraiment moche. Après un tour rapide, nous décidons d’aller manger quelques crustacés et fruits de mer à Danga Bay, toujours du côté malais. Plus que la mer, nous avons vu sur un bras d’eau, plus proche de la mangrove que de l’image que l’on peut avoir du détroit de Malacca.


La suite plus tard, en attendant, voici les photos

http://picasaweb.google.fr/alban.sciascia/SingaporeMalaysia#

mercredi 28 octobre 2009

Triangle d'or


Les photos, enfin!

http://picasaweb.google.fr/alban.sciascia/TriangleDOr#

je vais essayer de compléter les légendes dans les jours a venir.

mardi 27 octobre 2009

Weekend à Krabi... et retour à Bangkok


Vendredi matin, nous décidons de nous offrir une excursion snorkeling. Le snorkeling, c’est de la plongée masque et tuba, sans bouteilles ni aucun autre moyen. Il est 9h30 lorsque notre speedboat (vedette) s’élance en direction de Koh Phi Phi. Cette île est connue pour deux raisons. Tout d’abord, c’est sur l’une de ses plages – Maya Bay – que fut tourné le film La Plage. La seconde raison est moins sympathique. A l’instar de Phuket, l’île fut ravagée par le tsunami de 2004. Koh Phi Phi est en fait un archipel, composé de deux principales iles, Koh Phi Phi Don et Koh Phi Phi Leh. C’est vers cette seconde que nous nous dirigeons. Aucune construction n’est autorisée, la seule trace de peuplement n’est que temporaire On vient pour deux raisons sur l’île : comme la plupart des touristes, pour profiter de ces paysages magnifiques, comme certains chasseurs locaux qui viennent récupérer els fameux nids d’hirondelles. Nous nous sommes contentés de la plage, ce qui est amplement suffisant.

A propos de plage, l’arrivée sur Maya Bay est vraiment exceptionnelle. Malgré les nombreux bateaux, nous avons l’impression d’être dans un endroit désert. Le bruit des moteurs des long tails boat, c’est embarcation typique de la région, ne trouble pas notre contemplation. L’eau est translucide et le paysage magnifique. Après avoir nagé quelques minutes, notre embarcation repart faire le tour de Koh Phi Phi Leh, et nous voici en rote pour 40 minutes de découvertes des fonds marins. Dans une crique, ou la visibilité est exceptionnelle, nous nageons en compagnie des poissons multicolores.
Nous partons ensuite découvrir une lagune, toujours sur Koh Phi Phi Leh, puis nous rejoignons Koh Phi Phi Don pour déjeuner. A la suite de quoi, le programme prévoit un arrêt à Monkey Beach, une langue de sable peuplée par… des singes. Nous poursuivons par un peu de snorkelling en pleine mer puis par un arrêt sur Bamboo Island avant de rejoindre l’hôtel.

Nous aurons droit à un coucher de soleil magnifique, aussi beau que celui vu à Phuket. La journée du lendemain sera consacrée à une découverte de la plage de Railay, sur Krabi, en Kayak de mer. Impossible de décrire l’émerveillement face à ces paysages. Les fonds marins par contre sont moins bien préservés qu’à Koh Phi Phi (impact du tsunami, surexploitation marine, etc).
Enfin, nous profiterons de notre dernière soirée dans ce paradis terrestre avant de repartir sur d’autres rives, à Surat Thani. En effet, qui dit weekend prolongé dit avions surbookés. Pour éviter de payer un billet d’avion hors de prix à Krabi, nous avons donc décidé de traverser d’Ouest en Est la péninsule afin de rejoindre Surat Thani. Le trajet ne sera pas sans embuche. Long Tail Boat pour débuter, minibus, tuk tuk puis, enfin, sous un orage dantesque, l’aéroport.
Après un vol agité, nous voici sur Bangkok pour notre dernière soirée avant le retour à Lyon d’Aline. Et dire que demain il faut retourner bosser…


En attendant, voici un petit planning prévisionnel :
Weekend prochain : le Cambodge et Angkor Wat.
D’ici quinze jour : Singapour
Pour les weekends suivants : Bangkok, la rivière Kwai et surement un weekend plage à Koh Samet.
Retour en France le 7 décembre.

Sinon, les liens intéressants pour les photos :
Krabi, Koh Phi Phi : http://picasaweb.google.fr/alban.sciascia/KrabiKohPhiPhi?authkey=Gv1sRgCLqHvJaLro6kWQ#

Le triangle d’or arrive bientôt !

vendredi 23 octobre 2009

Krabi, ou le paradis


Dernier weekend avec Aline, et weekend prolongé. Ce vendredi est férié en Thaïlande. C’est en effet à cette date que la mémoire du roi Chulalongkorn est honorée. Il s’agit d’un des rois les plus aimé, dont le souvenir, bien que lointain, reste présent. Nous voici à l’aéroport de Bangkok où, comme à son habitude, Air Asia nous gratifiera d’un retard, cette fois-ci léger. Après un vol sans encombre, nous rejoignons l’aéroport de Krabi, puis un embarcadère. Aline m’informe dans l’avion que notre hôtel, situé sur la plage de Railay, ne peut être joint par la route. Pas de négociation possible pour le prix du Longtail, embarcation locale.
Première erreur, être en jean et basket a marée basse, de nuit, sur une plage assez boueuse. Finalement, c’est trempé que nous rejoindrons l’hôtel.
Et là, très mauvaise surprise. La chambre réservée n’est pas la bonne. Le manager, joint au téléphone, propose une compensation qui ne me convient pas. Nous voici à palabrer pendant de longues minutes. Je suis assez énervé par cette mauvaise surprise et par la nonchalance du personnel présent. Je finis par leur demander de se bouger un peu. Finalement, nous arriverons à un accord.

Nous partons nous coucher déçu, mais prêt à découvrir un endroit qui s’annonce magnifique.
Et comme le laisse présager cette photo de Koh Phi Phi, ce fut le cas…

Le Nord...


Apres le charme de Phuket, nous voici partis pour une destination bien différente, le Nord de la Thaïlande. Comme a l’accoutumée, Air Asia nous joue des tours et nous partons en retard. Visiblement, depuis qu’Aline est arrivée, tous nos vols sont en retard. Je vais finir par croire qu’elle me porte la poisse ;). Apres un vol relativement calme, nous voici à Chiang Mai, en quelque sorte la capitale du Nord. Le calme apparent de la cité volera en éclat a notre arrivée a l’hôtel. Ce dernier est en effet situé a proximité d’un quartier animé. Toutefois, la fatigue de la semaine aidant, nous n’y accorderons que peu d’importance.

Le samedi matin, il est temps pour nous de visiter quelques temples puis de repartir vers le triangle d’or. Cependant, Aline se retrouve malade et nous passerons par la case « consultation à l’hôpital » . Apres cet intermède, nous récupérons notre voiture de location afin de rejoindre la frontière entre Thaïlande, Birmanie et Laos.
Mais avant cela nous aurons droit a un accrochage (quelle bonne idée de prendre l’assurance tout risque !), une visite des chutes d’eau de Mae Rim et une belle ballade sur des petites routes thaïlandaises. Nous hésitons à franchir un col, et devant le peu de précision de la carte Michelin (la route est-elle carrossable ?), nous décidons de prendre l’autoroute. Enfin, autoroute est un bien grand mot… cette route serpente dans les montagnes recouvertes d’une épaisse jungle. De temps à autres, un village et sa multitude de chiens dormant sur la route. Après 5 heures de routes (nous nous sommes un peu égarés sur le périphérique de Chiang Mai) nous voici dans notre hôtel. La chambre est magnifique et le triangle d’or nous fait déjà des appels du pied. Mais avant de se lancer dans la suite du récit de nos aventures, il convient de préciser ce qu’est cet endroit.

Cette région, connue sous le nom de triangle d’or, a été mediatisée pour son importance dans le trafic de drogue. Si aujourd’hui l’afghanistan s’impose comme le principal producteur d’opium, il faut savoir que le triangle d’or a aussi connu ce sombre honneur. A la suite de l’accession au pouvoir des troupes de Mao en Chine, le Kuomintang (Chinois nationalistes et non communistes) se sont réfugiés a Taiwan. Mais seulement en partie. Certains d’entre eux passèrent en Birmanie, pensant pouvoir lancer une nouvelle offensive. Les aléas de l’histoire ont fait que cela n’a pu être le cas. Par conséquent, les nationalistes chinois se sont établis dans la région et ont bâti un empire. Un empire de la drogue. Je viens de résumer plus de 60 d’histoire et j’invite les lecteurs qui désirent en savoir plus à effectuer quelques recherches (je donnerais quelques sources plus tard… si j’y pense).

Bref, le triangle d’or, c’est avant tout un mythe. Celui des trafiquants et criminels en tout genre. Mais c’est un mythe qui perdure. Aujourd’hui, la production d’opium et de métamphétamines reste prégnante dans la région. Il suffit pour s’en convaincre de consulter la presse régionale. Le spectre de la criminalité est d’autant plus renforcé que de triangle d’or, la région devient le quadrangle économique. Pas de développement agricole comme on pourrait s’y attendre, mais l’émergence de casinos. Ces derniers étants interdits en territoire thaïlandais, les voici présents en Birmanie (Myanmar) et au Laos. Deux types de clientèles sont présentes : des sino-thaïs extrêmement riches et des nouveaux riches chinois. Etant donné que le mélange des genres n’est pas recommandé, chacun a ses casinos, du coté birman ou du coté laotien. Selon certaines sources, il n’est pas rare de croiser un généralissime dirigeant du Myanmar jouant avec un riche thai et un Wa (ethnie chinoise de Birmanie impliqué dans les trafics illicites) à la roulette.

Nous ouvrons donc nos yeux sur le Mékong et sur ces deux frontières le dimanche matin. Le programme est chargé et Aline tient le coup malgré la fatigue. Il est temps de rejoindre Mae Sai et la Birmanie. Nous voila dans un bureau de douanes birman fort antipathique. Nous ne resterons que quelques heures, le temps de nous balader sur le marché de Tachilek, peu intéressant. Toutefois, si Tachilek bénéficie de sa position frontalière, le contraste est saisissant une fois le pont passé. On ressent une légère différence dans les comportements. Il est temps de repasser le pont, et en observant le « trafic » d’une rive à l’autre, sous les yeux de soldats thaïs et birmans, je comprends mieux beaucoup de choses. Retour vers l’hôtel ou pendant que Aline se reposera, je partirais à Chiang Saen pour en savoir plus sur ce port fluvial du Mékong. En chemin, me voila engageant la conversation avec des militaires thaïs très sympathiques. J’ai longuement hésité à rejoindre le Laos à ce moment là, mais j’ai préféré regagner l’hôtel avant de rejoindre Chiang Rai, ou notre avion aura un retard de plus de deux heures. Il est finalement 3h du matin passée quand nous rejoindrons l’appartement. Weekend éprouvant, mais paysages magnifiques et contexte passionnant. C’est sur, j’y retournerais…

jeudi 22 octobre 2009

rapide retour sur un weekend dans le Nord

Avant de rédiger plus précisément notre weekend dans le triangle d'or, voici un bref apercu.
- paysages magnifiques
- populations accueillantes
- routes en très bon état
- hôpitaux sympa (rien de grave, juste une visite de routine pour Aline)
- moustiques voraces


Le reste dans un compte rendu plus détaillé si possible des ce soir.
Et les photos dans le courant de la se;aine prochain. Ce soir, départ pour Krabi et la mer d'Andaman.

jeudi 15 octobre 2009

Photos de Phuket en ligne


Avant de rejoindre le Nord et peut-être le Laos et la Birmanie, voici le lien pour les photos du second weekend a Phuket

http://picasaweb.google.fr/alban.sciascia/PhuketII#


Rendez-vous dimanche ou lundi

mardi 13 octobre 2009

Un weekend a Phuket ( seconde édition)




Retour le temps d’un weekend à Phuket. Il est presque 17h et me voila en train de quitter le bureau afin de rejoindre l’aéroport. Quelle bonne idée de partir plus tôt ! Un orage monstrueux va ralentir notre trajet en taxi. Nous arrivons à destination 10 minutes avant la fermeture du comptoir d’enregistrement. Mais notre vol aura finalement une heure de retard. Après un trajet dans les airs plutôt calme, nous voici à Phuket avec au programme l’un des moments les plus désagréable : la négociation du tarif du taxi. Il fat rester tenace et ne rien lâcher. Au départ, on nous a demandé 800 baths, nous en avons proposé 500. Nous avons cédés à 550. La mafia des taxis est réellement présente à Phuket. Quoiqu’il en soit nous voici en route pour un hôtel dans la jungle. L’accueil par les crapauds buffles est quelque peu déroutant, mais qu’importe, nous voici à bon port. La chambre est superbe et le personnel – désœuvré par l’absence d’arrivage massif de touristes- très accueillant.
Levés de bonne heure, nous profitons d’un peu de beau temps sur la plage de Nai Harn, toujours aussi sympathique. Toutefois, l’orage commence à grogner au loin et après avoir profité pendant trois bonnes heures d’un fabuleux soleil, la pluie ne nous quittera plus. Mais même sous la pluie, Phuket se révèle un endroit agréable. Le turquoise de la Mer d’Andaman a laissé place à des camaïeux de bleus-gris, perlés d’écume. En un instant, il nous est impossible de distinguer les côtes et nous voici dans notre bungalow grand luxe, seuls face a la mer et entouré par la jungle. On est bien loin de l’agitation frénétique de Bangkok et c’est tant mieux. Quitte à supporter la pluie, autant le faire dans un cadre agréable. J’en profite pour agrémenter mes rudiments de Thaï (qui se limitent aux salutations d’usage et au « tout droit-gauche-droit-merci » nécessaire pour guider les taxis. Le lendemain matin, le soleil est de retour, ce qui nous pousse à faire un peu de snorkeling (plongée avec masque et tuba) sur la petite plage de l’hôtel. Toutefois, la visibilité réduite et la force du courant feront que nous ne resterons que peu de temps dans l’eau. L’orage approchant, nous décidons de récupérer le scooter que nous avons loué pour aller nous balader sur l’ile. Aline tenant à visiter l’aquarium de Phuket, me voici à découvrir les subtilités du maniement d’un scooter 125 cm 3 en conduisant à gauche. Le premier rond point sera l’occasion d’un grand fou rire. Comprenant qu’en Thaïlande, le premier arrivé a la priorité, j’arrive à maitriser notre deux roues. Nous nous enfonçons dans un coin peu touristique de Phuket. Les temples laissent place aux mosquées, nous sommes loin des complexes hôteliers.
Après un repas composé de crabe grillé au BBQ et de crevettes locales, il est temps de repartir. Mais il nous faut trouver une station service. Ce sera chose faite en trouvant une sorte de mini marché, de type superette : l’essence est dans des bouteilles de whisky et l’on fait le plein à l’entonnoir. Il est temps de payer et de repartir alors que le muezzin appelle ses fidèles pour la prière. Nous voilâreparti vers le sud de l’ile, heureux d’avoir découvert un visage différent de la Thaïlande. Sur la route, nous nous arrêterons à Rawai, sur le marché aux coquillages et aux poissons. Le temps de boire un coca et de reposer mes bras ankylosés (en tout, nous aurons roulés sur plus de 80 kilomètres…sur un scooter en très bon état mais sur des routes parfois capricieuses) et de regagner l’hôtel. Un petit tour à la piscine, une dernière singha beer et il nous faut reprendre le taxi pour rejoindre l’aéroport et Bangkok. Suite aux intempéries qui ont touchées Pattaya, le vol sera très agité et l’atterrissage assez « costaud ».
Le prochain weekend sera dans le Nord, avec une petite inclusion en Birmanie et/ou au Laos si cela est possible. Au programme, Chiang Mai, Chiang Rai et le mythique Triangle d’Or…

jeudi 8 octobre 2009

Retour à Phuket



C’est bientôt le weekend et il est temps de quitter Bangkok pour un peu plus de 48h. Disons le franchement, cela ne fera pas de mal. En cette fin de saison des pluies, la cité est quelque peu suffocante. Les billets d’avions sont réservés, l’hotel est booké, direction Phuket, station balnéaire par excellence où Aline et moi allons prendre un peu de repos. Je dois le reconnaître, je crains que la météo ne soit pas au rendez-vous, mais tant pis, un weekend à Phuket, même sous la pluie, cela ne peut qu’être agréable. Retrouver l’Océan Indien et le sable fin, une température plus clémente et le souffle constant du vent cela n’a pas de prix. Je n’ai passé que deux jours à Phuket, mais ce fut formidable : grand soleil, belles vagues, eau transparente. Et pourtant, ce n’est pas le plus bel endroit de Thaïlande, mais le cadre reste exceptionnel. Et cette fois-ci, je vais délaisser la plage pour m’intéresser de plus près à cette île aux faux airs malais. En effet, Phuket a été influencé par des constructions sino-portuguaise et malaise. On parle même de « petite Malacca » pour Phuket ville.
Phuket, c’est aussi l’image des orang laut, des Moklens et Mokens, dont j’ai déjà parlé dans ce blog.
En attendant de découvrir Krabi – considérée comme le véritable paradis sur terre – il est temps de préparer mes valises pour retourner à Phuket. Rendez-vous dimanche soir.

dimanche 20 septembre 2009

Weekend a Phuket


Vendredi, après le travail, me voici parti vers l’aéroport de Bangkok, afin de rejoindre l’île de Phuket, station balnéaire par excellence. Parti avec une heure et demie d’avance sur mon horaire, le trajet sera finalement très rapide. Le temps d’enregistrer et me voici dans un appareil d’Air Asia pour une heure de vol. Air Asia est une compagnie Low Cost asiatique. Mais attention, rien a voir avec nos Low Cost. Le service est à peu prés équivalent à celui que l’on retrouve sur les vols domestiques d’Air France. Me voici à l’aéroport de Phuket. Première surprise, il ne pleut pas. En effet, pendant la saison des pluies – et plus particulièrement au mois de septembre – il est rare de voir un jour sans pluie sur cette ile. Deuxième surprise, bien moins agréable, ma valise est restée à Bangkok. Fort heureusement, la responsable de l’équipe au sol d’Air Asia a tout pris en charge. Je me retrouve alors dans un taxi a destination de mon hôtel, le Royal Phuket Yacht Club, connu sous le nom de Royal Méridien, sur la plage de Nai Harn. L’avantage de cette plage, c’est sa tranquillité. Nous sommes loin du Pattaya local (Patong), dès 22h, tout est fermé. Mon hôtel est aussi le seul a donner sur la mer (il est considéré comme l’un des meilleurs hôtels du monde).
La chambre est tout simplement magnifique et le personnel est aux petits soins. Je reçois finalement un appel de ma nouvelle amie d’Air Asia m’annonçant que ma valise devrait m’être rendue dans le courant de la nuit. Vers 1h du matin, je reçois mes effets, et je peux alors m’endormir tranquillement.

Le samedi matin, une mauvaise surprise m’attend… La pluie. Mais cette averse ne sera que de courte durée et me voila sur la plage. Le Sud de l’ile, où je me trouve est réputé pour ses courants violent et c’est un drapeau rouge qui m’accueille. Toutefois, la consigne d’éviter les baignades ne sera pas respectée bien longtemps, et me voici à mon tour dans des vagues de plus de 2,5 mètres, à jouer comme un gamin. Je quitte la plage à marée basse et me prépare pour l’expédition indispensable à tout touriste : voir le coucher du soleil de la pointe la plus au Sud de l’île. N’écoutant que ma fierté, je me décide à partir à pied pour rejoindre la péninsule. Fort heureusement, une voiture me prendra en charge. Le spectacle est tout simplement magnifique, comme en témoignent les photos. Mais il est déjà temps de repartir, et faute de taxi me voici à pied pour rentrer à l’hôtel. Sur une petite route traversant la forêt, je dois avouer que je n’en menais pas large. Chauves souris, bruits bizarres, attaques de moustiques, j’ai couvert 1,5 km de dénivelé en courant plus qu’en ne marchant. Autre coup de chance (décidément !) un anglais, marié à une thaï me propose de me déposer plus loin. Ce garçon de Manchester, très sympathique, m’a permis de souffler un peu. Après un bon repas, je me retrouve dans ma chambre.

La journée de dimanche a été marquée par un bon petit déjeuner puis par une journée à la plage. Il est alors temps de quitter Phuket et de rejoindre l’aéroport. Seulement, les « taxis » locaux me demandent 800 baths (16€) ! Un scandale. Encore une fois, j’ai souffert de mon orgueil et me voila à pied, sur la route, jusqu’à ce qu’un rasta thailandais parlant français (oui, vous avez bien lu, cela existe) me dépose à l’aéroport pour un prix moindre (650 baths). Me voilà donc sur la route du retour à Bangkok.

Avant de conclure, une petite précision. Je ne sais pas si les médias français l’ont relaté, mais il y a eu des affrontements à la frontière cambodgienne. Tout le monde attendait des escarmouches à Bangkok avec la manifestation des « rouges », mais ce sont finalement les « jaunes » qui ont fait parler d’eux. Il s’agit ici d’un conflit ancien, d’une revendication territoriale. Ceci s’explique par le nationalisme exacerbé, phénomène prégnant dans ce pays. De par sa construction et son besoin d’unité, le nationalisme est quelque peu comparable à ce qui existait en France après la guerre contre la Prusse en 1870. Dans la vision nationaliste thaïlandaise, la Birmanie, le Cambodge et le Laos sont des « sous » Etats, car colonisés. Tout ce qui n’est pas Thaï n’est pas réellement considéré (pour preuve, le conflit ou insurrection, dans le Sud, sur lequel j’essayerai de revenir plus tard). Pour les thaïs, cette question des frontières avec le Cambodge est donc primordiale. Mais pour nous, cette mobilisation peut paraître ridicule. Tout ceci pour un temple, cela peut sembler totalement inopportun. Mais ici, l’importance est considérable.

Mon programme de la semaine s’annonce chargé. Mes prochains weekend seront sur Bangkok, je reçois la visite d’un ami de Lyon et de mon ami de Singapour avant l’arrivée d’Aline le 4 octobre.

samedi 19 septembre 2009

Phuket


Juste un petit message pour dire que je suis à Phuket et que tout se passe bien. La journée de samedi a été bien remplie, avec une occupation prédominante, la plage! J'ai eu beaucoup de chance de ne pas avoir de pluie! J'espère qu'il en sera de même demain...
Rendez-vous lundi soir pour le récit de mon épopée (c'est le cas...) à Phuket.
En attendant, les photos sont disponibles ici:
http://picasaweb.google.fr/alban.sciascia/20090918Phuket?authkey=Gv1sRgCMT7tcvp-v6JUA#

ps: la photo qui illustre ce message date de ce soir.